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Fanny Torres

née en 1983

vit et travaille à Nevers


Mis à jour en juin 2010

Bio / CV5 image(s)Texte2 collaboration(s)imprimer
Formations
  • Investigation Bollywood (prise de son, figuration) ; Mumbai, South India, 2010
  • DNSEP ; ENBA, Lyon, 2008
  • Escuela Nacional de Pintura, Escultura y Gravado, “La Esmeralda”, Mexico.DF, 2007
  • DNAP ; ENBA, Lyon, 2006

Expositions


2009
  • Exposition personnelle, Aristologie, Néon, Lyon
  • Exposition collective, 54ème Salon de Montrouge
2008
  • Exposition collective 6x2, Galerie La Rage, Lyon 7
2007
  • Exposition collective “La poésie/Nuit”, Chantier Public, Lyon

Performances

2009
  • Aristologie~Soyons communistes, une bonne fois!, Néon, Lyon
  • Aristologie, Musée des Moulages, Lyon
2008
  • Mon Ambassade, c’est toi, Point d’impact, Piano Nobile, Genève
  • Sur le front, performée par Benjamin Seror, Centre d’Etudes Poétiques, ENS-Lyon
  • On, de F.Torres et Matthieu Schmittel, Théâtre des Ateliers, Lyon
2007
  • Quasi une chanson, ENBA, Lyon
  • El pensamiento esta en la boca, métro ; Mexico.DF
  • Ella me ha dicho que ella vendrá a hacer una acción mañana, CENART, Mexico.DF

Diffusions / Participations

2010
  • Figuration dans plusieurs films Bollywood et TV Serial, Mumbai
2009
  • Vente aux enchères de Montrouge
  • Diffusion de Aristologie~Soyons communistes, une bonne fois!, coffret DVD
2008
  • Participation (acteur) à The Parallax views, performance de Julien Bismuth, Institut d’art Contemporain, Villeurbanne
  • Participation (choriste) à Poésie, performance de Benjamin Seror et Nicolas Boone, Sur une invitation du FLAC, Festival la poésie/nuit, Théâtre des Ateliers, Lyon
  • Participation à la revue LAPS n°3, 170 exemplaires
  • Diffusion de fanny torres performe à mexico, coffret-DVD imprimé en offset, 60 exemplaires
2007
  • Participation (choriste) à la performance de B.Seror Marina Bay, Néon, Lyon
On dit que ton nom est ton destin. Il ne faut pas croire les « on –dit ». Parfois l’homonymie ou la ressemblance troublante de deux noms fait écho à quelque chose de plus profond. C’est le cas pour Fanny Torres, qui, sans le savoir, a des parentés avec Félix Gonzales-Torres.

Quoi de commun entre un jeune artiste d’origine cubaine qui vécut à New-York dans les années 80, connut les conséquences du SIDA et mourut en 1996 et une jeune femme bouclée, chantante et maîtresse de chorale ?
L’espace de la chora : la chorégraphie et le choeur ont la même origine; « khoreia » la danse, vient de « khoros », le choeur.
Cet espace scénique qui est aussi celui de la parole du peuple, des témoins, du groupe résonnant comme une conscience, est à l’oeuvre chez ces deux artistes. Bien sûr, la finalité première de Gonzales-Torres semble plus politique, plus grave que celle de Fanny Torres. Et pourtant, dans ce déploiement d’un décor qui apparaît comme un reste, quelque chose de la mélancolie se déploie. Celui du « un » malgré le groupe… Être séparé même à plusieurs, immobile dans la foule, seul dans la danse, c’est l’état de mélancolie.
« Il y a, dans toute mélancolie, similitudo dissimilis, comme dans les visages humains, une ressemblance désaccordée, immobile. Et, comme dans une rivière nous nageons sur place, pourtant l’eau n’est pas identique du point de vue du nombre, comme le même instrument de musique propose diverses leçons, la même maladie offre une diversité de symptômes. » Ces mots de Robert Burton trouvent un écho dans ceux des personnages de Fanny Torres : « …elle existe séparée…je ne peux la posséder… » (Nous ne sommes pas unanimes) « …le silence n’est pas une simple absence de parole, il est l’envers du langage… » (Mon ambassade c’est toi)

Les acteurs participant aux performances de Fanny Torres forment des chorales ou des chorus line sous la direction de l’artiste. Ils suivent une partition tracée à la craie au sol, dont les directions s’effacent sous leurs pas. Le tableau noir utilisé pour dessiner à la craie reste à l’horizontale, comme un Pollock confirmé dans le sol, un exercice d’Andy Warhol ou une peinture de Basquiat. Le groupe est constitué d’individus isolés qui n’arrivent pas à faire un tout. Chacun chante à sa place, monade solitaire. Le mélancolique demeure immobile malgré le mouvement. Sa position est difficile car une de ses caractéristiques est d’être soi même et son contraire, dans l’instant. Cette contradiction est à l’oeuvre et sous-tend même le travail de Fanny Torres.
Comme chez Bruce Nauman, le burlesque n’est que le masque du tragique. La désynchronisation progressive de Quasi une chanson et l’inversion des places entre le batteur-accompagnateur et la chanteuse-interprète sont une manière de faire tanguer l’équillibre précaire des croyances absolues.

Je ne suis pas là où tu crois, tu n’es pas qui tu prétends. « (...) pas de « re » nous nous présentons, nous sommes exclus mais placés » dit encore Fanny Torres (Mon ambassade c’est toi). Les halos des poursuites de Mon ambassade c’est toi - Dépeuplement , 2008, forment deux cercles dont l’intersection est une ellipse. Cette mandorle neutre, entre le bleu et le rose, c’est l’espace du « on », du tiers, de cette chora encore possible. « Avec mon rire, tu emporteras une médecine meilleure que ton ambassade » dit Démocrite, qui proposa le meilleur des remèdes, le rire .

Marie de Brugerolle
Texte écrit à l'occasion du 54ème salon de Montrouge, 2009
Voir la vidéo Hymne Local Ponctuel Continué
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