Tous les collaborateurs du FLACArtisteCritiqueCommissaireLe FLAC

Dominique Gilliot

née, vit et travaille


Mis à jour en janvier 2010

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A venir :

Mars 2009 : exposition/installation performée galerie ChezNéon, Lyon, en collaboration avec Grégoire Motte
Avril 2009 : exposition/installation performée 3bisF, centre d’art, Aix En Provence
22 Mai 2009 : lecture Bibliothèque Marguerite Audoux, Paris 3ème

Bourses et résidences :

Résidence 3bisF, Aix en Provence (septembre-mai 2009)
Résidence Triangle, Friche de la Belle de mai, Marseille (février-avril 2008)
Post diplôme des Beaux Arts de Lyon (2006-2007)

Performances, lieux, dates, détails utiles (concrètement) :

03 déc 09 «Encore un Flou de Bougé numéro 2», Le FLAC à Artothèque de la MLIS de Villeurbanne
19 nov 09 «Encore un Flou de Bougé numéro 1», Le FLAC à la Plateforme, en résonance avec la Biennale d'art contemporain de Lyon
07 sept 09 «Encore un Flou de Bougé numéro 0», 3bis f, centre d’art, Aix en Provence
13 mai 09 «Avec, sans et rien», galerie Super, Paris 9ème
07 mars 09 «un projet important, ne plaisantez pas avec la qualité de vos souvenirs», collaboration iiii, Synagogue de Delme, centre d’art
17 février 09 «essai, fluide, filefigure», Triangle, Friche de la Belle de Mai, Marseille
26 sept 08 «coefficient de pénétration dans l’air», Bétonsalon, centre d’art pluridisciplinaire, Paris 13ème
09 avril 08 « 48°4” N, 2°23 “E», Bétonsalon, centre d’art pluridisciplinaire, Paris 13ème
08/10 fév. 08 «projet sur les rapports entre les foraminifères, les transports routiers et les bases spatiales secrètes», avec l’iiii, week-end #1, Lieu Unique, Nantes
27 nov. 08 «grand public» dans le cadre du colloque «l’Art contemporain, pour qui ?», Abbaye de Maubuisson, Val d’Oise
20 oct. 08 «director’s cut», avec l’iiii, show off, espace Pierre Cardin, Paris
06 oct.07 «Marina Bay, opéra théorique sur les dangers d’habiter une île volcanique» de Benjamin Seror et Grégory Cuquel, chezNéon, Lyon
29 nov. 07 participation performance Grégoire Motte, «certaines voitures ont encore une âme», Komplot, Bruxelles, 
15/17sept 07 «les petits empêchements manifestes, vers plus d’efficacité», avec Benjamin Seror, Rendez Vous 2007 en résonance avec la biennale de Lyon, les Subsistances, Lyon
06 juin 07 «Nuage-Eclair», Chantiers Publics, Lyon 7ème
05 mai 07 «L’étrange cas de Mickael Régulier, parmi d’autres choses», pièce collective, le Cube, Issy-les-Moulineaux
25 avril 07 «Courbe Narrative Ascendante», avec Louise Hervé et Chloé Maillet, Cinéma des Cinéastes, Paris 17ème
19 avril 07 «Milieu», avec Benjamin Seror et Gérald Kurdian week-end inauguration ENBA, ça monstre, Les Subsistances, Lyon
15 janvier 07 «Différentes Choses», amphithéatre Ecole Nationale des Beaux Arts de Lyon, rue Neyret, Lyon
01 juillet 06 «la bibliothèque fermera ses portes à 19h», parc de La Villette, dans le cadre des Pelouses Autorisées, première édition
28 juin 06 «Moquette Murale», performance en deux parties, la Vitrine de Paris Cergy, 24 rue Moret, Paris+ chez Momo, au 26 de la même rue
13 mai 06 «Petit Coeur sur scène en bois», l’Apostrophe, Scène Nationale des Louvrais, Pontoise, dans le Val d’Oise
29 avril 06 «Futurformica performe efficacement à l’occasion du retour de Marc-Edouard Poulet dans le 19ème arrondissement de Paris», salle des fêtes mairie du 19ème, Paris
27 février 06 «Oui», la Vitrine de l’ENSA-PC, 24 rue Moret, 11ème, Paris
25 jan.06 «Futurformica performe efficacement, en deux parties», Palais de Tokyo, 8ème, Paris, double intervention lors de la soirée « Mais que fait la Critique ? », Notre Histoire, exposition jusqu’en mai 2006
07 déc.05 «won’t you miss me ?», performance soirée performance, 9billards, rue Saint Maur, Paris 10ème
nov./déc. 05 «Provisoirement Joao que multiplient dix»,performance feuilletonnée en trois épisodes, le Carreau, Cergy Pontoise, dans le cadre de l’Année du Brésil, avec Louise Hervé
15 oct.05 «performance pédagogique», collectif futurformica, l’Antenne, annexe du Plateau, frac Ile de France, Buttes-Chaumont, Paris
07 juillet 05 «Soap», performance collectif futurformica, La Générale, Buttes Chaumont, Paris
13-17 janv.05 «the funny friendly duet», performance, Occupations 2, l’Apostrophe, Scène Nationale du Val d’Oise, Pontoise
18/09-3/10/04 «walking in rythm and sorrow», promenades sonores,Chapitre 1, exposition collective, Abbaye de Maubuisson, Saint Ouen l’Aumône Centre d’Art,Val d‘Oise.

Quelques repères biographiques :

Post Diplôme Beaux Arts de Lyon (coordinateur : Jean-Pierre Rehm)1-2007 
Juin 2005 admise au DNSEP (félicitations du jury), Beaux Arts de Cergy Pontoise
Juin 2001 admise au Dnap (mention), Beaux-Arts de Tourcoing
Juin 1999 Licence littérature anglaise, Lille3, Villeneuve d’Ascq
Juin 1993 Baccalauréat série A2, lettres, philosophie, langues

Performances


Le travail performatif que j’ai peu à peu construit depuis 5 ans consiste en une mise en scène de moi-même (parfois, d’autres interprètes viennent s’ajouter) dans des performances que je conçois comme des investissements corporels éphémères coulés dans un réseau multiple et compliqué de micro-territoires enchâssés, connexes ou juste contiguës (je parle ici d’une territorialisation physique, qui peut être purement géographique, mais qui se manifeste aussi « abstraitement », dans le champ sémantique, par exemple, ou par des glissements de tous ordres, d’une idée à une autre, et qui peut brutalement mettre en connivence deux éléments à première vue étrangers). Des recoupements s’effectuent parfois, et une contamination de ces différents espaces, par capillarité ou par rapprochements arbitraires se révèle alors.


Il faut aussi noter une politique du contre-pied permanent, qui trouve son origine dans une certaine peur de l’ennui, une angoisse du vide (horror vacui dada), que j’attribue à un premier trauma adolescent (le temps de l’ennui, du désir et du vide à combler) ; cette idée de l’adolescence, du fragile, du non abouti est omniprésente, dans tout mon travail et trouve son expression idoine dans un côté bille en tête, têtu même, et à travers l’utilisation massive de référents musicaux marqués, et de codes finissant par former un véritable vocable renvoyant


à un vécu commun. Etablissement de micro-territoires, donc (ossature territorialisée ou genre de pseudo-géographie stylisée - cf. Carte du Tendre) signifié par divers objets disséminés dans l’espace (ex : échelle, spots/objets lumineux, micro chant, pied de micro....) + marquage au sol : repères au gaffer de couleur, formes vides « invitantes » (traces de corps au sol) à venir combler (absence>manque>désir, rhétorique du langage amoureux), reliefs inversés visant à comprendre une forme/un concept par son négatif, voire son absence, genre de frontières à franchir ou non, visualisées par des tracés au scotch dans des espaces clos/confinés. Des déplacements et des trajectoires signifiantes viennent ensuite s’inscrire et se tracent au sein de ces micro-univers (comme on dit en anglais pour un résumé, une réduction : in a nutshell)


La bande-son est utilisée comme une base sur laquelle venir poser des actions successives, une voix/du chant, des déplacements (elle sert donc tout autant de repère que les marquages au sol : déclencheur de ce qui doit suivre, indicateur de la marche à suivre ; d’où l’impression produite d’être en partie actée par la musique) mais ce fond sonore sert aussi de mesure temporelle, un genre de clepsydre sonore (time is up !) qui induit un inéluctable (Der Lauf der Dinge) et, de par sa nature même (des noires, des blanches, du temps) la musique devient l’instrument de l’expression d’un rythme et d’une durée. Mais elle est également un outil référentiel conjuguant une fascination pour le format de la chanson pop lambda (couplet refrain) et un intérêt pour une approche plus expérimentale de la musique. Comme noté par Clément Rosset, c’est une des singularités de la musique que de parvenir à suggérer un sentiment de « déjà-vu » même si on entend cette musique pour la première fois. Elle peut donc constituer un lieu commun au sens noble du terme, disons un terrain d’entente, logique poussée à l’extrême dans le cas du format pop susmentionné mais qui peut être aussi le cas de toute une tradition de la chanson folklorique (passage d’un relais mémoriel) ; dans le cas de la chanson d’amour (un genre que j’affectionne) ce qui se partage, ce sont des codes de langage auto validés comme objets de reconnaissance mutuelle (Carte du Tendre, encore).


Mon chant vient s’apposer à cette base sonore, tantôt pour enfoncer le clou du terrain commun pop (chansons d’amour hyper connues), tantôt pour prendre la posture rock d’un autre moi-même, figuré en connivence avec un spectateur en partie amusé, en partie séduit, en partie consterné, à divers degrés.


L’utilisation d’objets/matériaux/outils atteste d’un désir de tangibilité (s’occuper les mains). Ce désir est tantôt contrarié, tantôt porté par le matériau sonore, intangible par nature. Fétichisme, collectionnite, rétention, goût du concret allant à contre-courant du moment où s’inscrit la performance dont la nature intrinsèque oblige au laisser filer. Les objets/outils (caractère prométhéen) se voient affecter une symbolique relevant de la mythologie personnelle (ex : le Rubik's cube pour l’insoluble, la logique de conduite à l’échec, l’insatisfaction de l’effort qui n’aboutit pas....), un genre de prolifération composite collectée puis régurgitée après traitement.


Au sein de cette structure, le soi continue de se réinventer dans un cadre non contraignant, quoique contraint, une part à la liberté de jeu/mouvement (c’est Deleuze qui dit que le plus souvent l’Art se construit dans des goulets d’étranglement), ainsi qu’à la préciosité/fragilité du geste premier, est conservée. Le corps « performatif » vient tour à tour animer/activer différents endroits, points précisés dans l’espace, « zonés », les espaces sont susceptibles de se chevaucher et peuvent venir s’augmenter d’une vidéo-projection, considérée comme une extension, l’ajout d’un niveau de réel supplémentaire, aggloméré. Le « réel et son double », en quelque sorte puisque, cette fois, c’est la performance vidéo projetée qui est utilisée comme base sur laquelle venir apposer une deuxième couche en live, d’où tantôt confrontation, imitation, accompagnement (à la rescousse !) de mon double en deux dimensions. Ce qui induit un décalage temporel : effet d’écho, sensation de déjà-vu accentuée par ma présence réelle, comme redondante. Une ou plusieurs projections inclues dans la structure même de la performance peuvent aussi permettre d’ouvrir sur différentes couches interprétatives.


Après l’obtention de mon diplôme aux Beaux Arts de Cergy, j’ai peu à peu mêlé une nouvelle « matière » au tissu performatif que j’avais déjà préalablement tissé : les pièces sont maintenant aussi articulées autour de la parole, une parole de conteur, fragmentaire, pseudo- narrative (aphorismes et/ou historiettes). Manière d’être en permanence sur le fil au risque de basculer, et d’entretenir un état fébrile, fragile, qui va bien avec cette idée d’adolescence dont je parlais plus haut.


Il ne faut pas négliger à cet égard, le recours plus franc, dès lors, à la dimension d’humour qui était déjà présente, mais qui s’en est trouvé augmentée. Ce qui ne met pas la barre sur certains moments plus graves/sensibles; les performances étant le plus souvent construites dans le relief (affects plutôt tristes à affects plutôt gais, par exemple).


Mon passage par le post-diplôme des Beaux-Arts de Lyon, outre le bagage théorique/réflexif/ technique plus acéré dont je m’y suis chargée, m’a permis de m’affirmer encore un peu plus dans un rapport au travail, au mien en particulier, et aux questions qu’il soulève en termes de positionnement dans le champ contemporain et à son statut particulier dans ce contexte. Mon rapport à une approche transdisciplinaire de la création s’y est affiné, dans la curiosité et l’intérêt portés à d’autres pratiques plus «entières» et au contact de mes camarades du post- diplôme. J’y ai notamment pris conscience de ma spécificité en tant qu’artiste touche à tout, particulièrement intéressée par ces zones frontières entre les différents composants de mes performances : cette fameuse interdisciplinarité.


Dominique Gilliot

Dans le cadre de l'invitation MUSICAL!, la carte blanche à Dominique Gilliot se finalise par un essai et une exposition en ligne.
ESSAI
OUI

27 janvier 2010
ESSAI
OUI
Dans le cadre de l'invitation MUSICAL!, la carte blanche à Dominique Gilliot se finalise par une exposition en ligne et un essai.
EXPO
OUI

27 janvier 2010
EXPO
OUI
Le FLAC et l'artothèque invitent Dominique Gillot pour le deuxième volet d'une performance inédite.
HORS-SITE (artiste)
Musical ! Encore un flou de bougé 2

03 décembre 2009
MLIS, Villeurbanne
MLIS, Villeurbanne HORS-SITE (artiste)
Musical ! Encore un flou de bougé 2
Dans le cadre de la Nuit Résonance de la Xème Biennale d'art contemporain de Lyon, Le FLAC invite l'artiste Dominique Gilliot à réaliser le premier volet d'une performance inédite.
HORS-SITE (artiste)
Musical ! Encore un flou de bougé 1

19 novembre 2009
La Plateforme, Lyon
La Plateforme, Lyon HORS-SITE (artiste)
Musical ! Encore un flou de bougé 1